imprimer la page « Préparons demain »

 retour   

 
L'AVOCAT DE NOS FORCES VIVES POUR :

approfondir l'esprit et les moyens d'entreprendre des avocats par :

  • la création de « pépinières » d’avocats

  • la sécurisation des règles applicables à nos structures d’exercice

Lors de ma réunion publique du 12 septembre 2006, des consoeurs et des confrères installés à titre individuel ou appartenant à des petites, moyennes ou grandes structures [Emmanuelle Barbara (cabinet August & Debouzy), Jean-Claude Beaujour (cabinet Hobson), Kiril Bougartchev (cabinet Gide Loyrette Nouel), Stéphanie Le Roy (cabinet Le Roy Mirande de Seze), Didier Martin (cabinet Bredin Prat), Yvon Martinet (cabinet Savin Martinet Associés), Valérie Messas (cabinet Schnerb), Jean Reinhart (cabinet Reinhart Marville Torre)] ont témoigné de la grande diversité de nos modes d’exercice. Il en est ressorti une confirmation de ce que l’esprit d’entreprendre de l’avocat peut être approfondi.

 

la création de « pépinières » d’avocats

Au 1er septembre 2007, les nouveaux avocats issus de la réforme de la formation initiale arriveront dans notre barreau sans avoir, pour s’inscrire, à justifier d’un contrat de collaboration. Par ailleurs, à ce jour, plusieurs centaines d’avocats n’ont toujours pas retrouvé de collaboration, soit après un premier essai qui leur a permis de prêter serment, soit après avoir dû quitter leur cabinet à l’issue de plusieurs années de pratique. Enfin, des situations « accidentelles » telle que la maladie peuvent empêcher des confrères de remettre le « pied à l’étrier ».

Pour donner à ces avocats sans collaboration et domiciliation fixes une possibilité de commencer à exercer avec leurs premiers dossiers, leurs premières commissions d’office et quelques vacations, voire continuer ou reprendre leur exercice, l’Ordre pourrait mettre en oeuvre l’idée du Bâtonnier Lafarge et créer des « pépinières » d’avocats.

Les responsables d’institutions professionnelles contactés sont prêts à en être partenaires. Le mode opératoire serait le suivant. L’Ordre achète un immeuble qu’il aménage en bureaux, avec des salles de réunion, un standard et un minimum de secrétariat. La mutualisation des services (téléphone, ressources informatiques et documentaires) permettra également aux avocats de bénéficier d’une centrale d’achat inhérente et consubstantielle à la pépinière.

Les avocats sans contrat de collaboration pourront pendant un, deux ou trois ans, s’y domicilier. Ils payeront les charges correspondant à leur occupation réelle des lieux : à la demi-journée ou à la journée. Des avocats honoraires, qui souhaitent garder une activité et être utiles, se relaieront en permanence dans ces pépinières pour pouvoir être interrogés à tout moment par leurs confrères sur une question technique ou un problème déontologique. Ils rempliront ainsi une sorte de tutorat dans l’esprit de solidarité qui unit les générations successives les unes aux autres.

Avec quels fonds l’Ordre achètera-t-il cet immeuble ? La Caisse nationale de retraite des barreaux français, comme toute caisse de retraite ou mutuelle, doit avoir en réserve, pour répondre des prestations qu’elle sert, des fonds en numéraire ou des immeubles. Sous une forme à déterminer (SCI avec l’Ordre par exemple), elle achètera l’immeuble. On peut aussi imaginer que les parts de cette SCI et des suivantes puissent être proposées à des avocats ayant quelques économies et auxquels l’on garantira de racheter ou faire racheter ces parts le jour où ils auront besoin de leurs disponibilités. Le risque économique est quasiment nul. Au regard de l’investissement, l’immeuble existera et sa valeur ne peut pas diminuer. Si l’expérience échoue, on revendra l’immeuble. Si elle réussit, on pourra en acheter deux, quatre, dix.

Ces pépinières permettront aux jeunes avocats d’approfondir l’esprit et les moyens d’entreprendre en leur donnant une capacité d’autonomie et de bonne gestion de leur cabinet grâce aux conseils qu’ils pourront recevoir des plus anciens. Ils y rencontreront des confrères avec qui ils pourront ensuite débuter ailleurs une entreprise commune.

En outre, ces immeubles d’avocats permettront aux confrères qui en auront besoin, pendant une période limitée, de ne pas « décrocher » ou de « reprendre » après un accident de parcours.

Ce projet est réaliste. Sa mise en œuvre sera faite avec détermination grâce au concours de nos confrères spécialisés qui se sont déjà déclarés prêts à m’aider dans cette entreprise à laquelle ils réfléchissent avec moi depuis plus de dix-huit mois.

 

la sécurisation des règles applicables à nos structures d’exercice

De nombreux confrères constatent la nécessité d’harmoniser certaines règles applicables de manière différente selon les formes d’exercice des avocats, telle que par exemple entre SEL et SCP. Ces différences et incertitudes créent des difficultés qui peuvent peser sur les décisions stratégiques des cabinets.

Il est possible d’y remédier en parvenant, au moyen de la rédaction de projets de textes appropriés et par une discussion avec les pouvoirs publics et les organismes fiscaux et sociaux, à :

  • la mise en harmonie des règles concernant les SEL, les SEP, les SCP avec le régime applicable aux SEL en matière de responsabilité des associés et de dénomination sociale ;
  • l’alignement des règles applicables aux associés de SEL sur les avantages dont bénéficient les associés de SCP concernant les avances en compte courant qui ne devraient pas être limitées et les frais d’acquisition de droits sociaux qui devraient être déductibles du revenu imposable de l’associé ;
  • la suppression de l’incertitude qui pèse sur le régime de la rémunération versée à l’associé d’une SEL au titre de son activité professionnelle exercée au sein du cabinet et qui résulte de la contradiction actuelle entre la qualification donnée par l’administration fiscale à cette rémunération (traitements et salaires) et celle donnée par l’administration de la sécurité sociale (revenus non salariaux) ;
  • la faculté pour les associations de mettre une partie des bénéfices en réserve afin de pouvoir investir ultérieurement ;
  • l’exonération de toute taxe en cas de fusion de cabinets.

 

 retour   

 

 

Mentions légales | contacts