L’unité de représentation de notre profession auprès
des pouvoirs publics est une condition déterminante et essentielle de notre
force. Bien que la profession soit désormais représentée
à l’échelle nationale par le CNB (Conseil National des Barreaux),
elle continue de parler par trois voix : président du CNB, président
de la Conférence des bâtonniers et bâtonnier de Paris.
Cette « expression tripartite » peut sur certains sujets
virer à la cacophonie et desservir les intérêts généraux
de la profession. L’unité est la condition de notre force. Les querelles
d’ego sont d’un autre âge. Peu importe la gloire personnelle
de chacun. Le service de la profession qui coïncide avec celui de nos concitoyens
exige l’unité pour la plus grande efficacité.
Les projets intéressant la profession tout entière - portés
par le président du CNB – doivent être le fruit d’un
dialogue permanent entre les institutions et d’une décision qui aura
été démocratiquement et légitimement adoptée
en séance du CNB.
Il ne s’agit nullement d’une diminution d’influence du barreau
de Paris, qui remplit une place éminente au sein du CNB où il est
représenté par des délégués ordinaux.
A ce titre, les membres parisiens du CNB, qui ont choisi d’être
élus par le collège ordinal, ont pour mission de porter les décisions
votées au Conseil de l’Ordre dont ils sont les mandataires : il leur
appartient de rendre compte au Conseil de l’Ordre des projets qui se discutent
au CNB et des décisions qui s’y élaborent.
De même, avant tout vote au CNB, il est indispensable que les délégués
ordinaux connaissent clairement la position du barreau de Paris sur les questions
à l’ordre du jour afin de relayer fidèlement la position de
Paris.