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L'AVOCAT
DES AVOCATS POUR : |
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défendre le périmètre
du droit et étendre nos domaines d'activités par :
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un combat vital à mener quotidiennement
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l'institution de l'acte professionnel de l'avocat,
la nécessaire intervention de l'avocat dans les actions de groupes (« class
actions ») et l'identification des nouveaux marchés
Défendre notre périmètre : un combat
vital à mener quotidiennement
Il s'agit là d'un combat vital à mener avec force et conviction,
bâtonnier après bâtonnier :
s'agissant des professions non réglementées, nous ne pouvons
pas tolérer la création des officines de toute sorte qui se spécialisent
en conseil et pratiquent, en réalité, un exercice illégal
de notre profession. Les négociations nécessaires peuvent être
menées avec, au besoin, l'engagement de procédures contre ces pratiques
individuelles ou collectives illégales ;
s'agissant des professions réglementées par les pouvoirs publics,
notamment celles du droit et du chiffre, le respect de leurs périmètres
respectifs s'impose. Toute forme de coopération entre elles dans l'intérêt
de leurs clients ne peut qu'être encouragée mais à deux conditions :
chacun fait exclusivement le métier qui est le sien et veille scrupuleusement
à ne pas se trouver en conflit d'intérêts. On ne peut à
la fois, dans une même structure, conseiller et contrôler en liaison
avec le Parquet.
Etendre nos domaines d'activités par :
L'institution de l'acte professionnel de l'avocat (rapport Mayeur du
28 mars 2003)
L'extension de nos domaines d'activité ne doit pas se heurter à
la « notarisation » du droit privé qui est contraire
aux règles sur la libre concurrence et à la politique européenne
tendant, année après année, à faire disparaître
les monopoles en raison de leur caractère anti-concurrentiel. Cette « notarisation »
n'est pas inéluctable, les avocats peuvent, eux aussi, devenir des rédacteurs
d'actes dotés de la force exécutoire.
Ainsi, le 28 mars 2003, notre confrère Pascal Mayeur avait-il présenté
à la Conférence des Bâtonniers un rapport intitulé
: « L'acte professionnel de l'avocat ». Le 25 septembre
2003, MM. Jean-Luc Albert, Xavier Delcros et Christophe Jamin ont rédigé
un article sous le titre : « L'acte sous signature juridique ».
Il est grand temps que le Parlement légifère.
Sur la base de ces études, une proposition de loi permettra de faire
des avocats, non seulement des rédacteurs d'actes sous-seing privé
comme aujourd'hui, mais également des rédacteurs d'actes dotés
de la même force exécutoire que les actes authentiques.
Le Barreau de Paris pourra créer un organisme professionnel de conservation
des actes d'avocats pendant 99 ans. Cet organisme délivrerait aux avocats
une grosse ou une copie exécutoire des actes établis, comme par
exemple, les pactes successoraux, les contrats de mariage, les donations-partages
et l'ensemble des actes en droit des sociétés ou en droit des baux
auxquels il faut conférer une date certaine et une force probante puisque
les faits auront été constatés et vérifiés
par les avocats rédacteurs. Les avocats seront astreints à l'extrême
rigueur professionnelle qui s'impose aux témoins d'un accord solennel.
La profession d'avocat en sera renforcée.
La nécessaire intervention de l'avocat dans les actions de groupes
(« class actions »)
A propos du projet d'actions de groupes (« class actions »),
flotte dans l'air l'éventuelle exclusion des avocats du droit d'initier
de telles actions. Sur la base d'un rapport de notre confrère Claude Lazarus,
l'Ordre de Paris, le CNB et la Conférence des Bâtonniers ont rédigé
un texte commun tendant à s'y opposer. Ce combat est à poursuivre
pour empêcher notre exclusion de cette nouvelle activité judiciaire.
Elle ne saurait en aucun cas être l'apanage des seules associations de consommateurs.
L'avocat lui-même devra être autorisé à faire connaître
l'action collective entreprise au moyen d'une publicité contrôlée
(comme en matière de saisie immobilière). Sa rémunération
fera l'objet d'une convention prenant en compte le résultat obtenu : les
Ordres seront appelés à vérifier qu'aucune dérive
ne se produit et donneront leur visa à une telle convention.
L'identification des nouveaux marchés
Sur la base notamment des travaux de la Commission prospective, l'Observatoire
du Barreau de Paris et la commission prospective de l'Ordre mènent, depuis
plusieurs années déjà, une réflexion concrète
sur les nouveaux marchés offerts aux avocats.
Il convient d'identifier ces nouveaux marchés et les nouveaux types
d'activité, que ce soit dans l'espace géographique (opportunité
d'implantation ou d'association dans des pays tiers) ou dans les techniques (droit
issu de nouvelles activités économiques) pour offrir à nos
futurs confrères une formation adaptée et créer des modules
nouveaux de formation continue.
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